Naadam Festival 2017 - part 3

Publié le 14 Juillet 2017

Une célébration ancestrale : des J.O. à la mongole

Une célébration ancestrale : des J.O. à la mongole

Le Naadam (en mongol, " naadam " signifie joute, compétition) trouve ses origines dans l’Antiquité, à une époque où, pour se mesurer entre elles, les tribus nomades d’Asie centrale envoyaient leurs plus valeureux guerriers s’affronter lors de tournois assez virils. Chez les Mongols, ces joutes étaient devenues courantes sous Gengis Khan (XII-XIIIe siècles). Elles s’organisaient autour de trois épreuves ; une course de chevaux, un concours de tir à l’arc ainsi qu’un tournoi de lutte mongole. Il s’agissait alors de distinguer le meilleur cavalier de la horde, l’archer le plus habile, ainsi que le soldat le plus fort. Le Naadam se déroulait généralement pendant les grandes fêtes religieuses et donnait lieu à d’importantes célébrations.

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LA LUTTE

C’est l’épreuve-phare de la trilogie. Au même titre que le sumo au Japon, la lutte mongole est élevée au rang d’art. Sa pratique remonte à la nuit des temps. Pendant le Naadam d’Oulan-Bator, le tournoi de lutte se répartit sur trois jours (du 11 au 13 juillet) à l’intérieur du stade national. Avant chaque combat, les deux lutteurs se présentent à la foule en délire en exécutant la danse de l’aigle dans leur tenue traditionnelle (bottes épaisses, culotte brodée et chapeau de velours). Les règles sont simples : celui qui parvient à faire tomber son adversaire en premier remporte le combat et accède au tour suivant. En tout, 512 concurrents, tous gabarits confondus, prennent part au tournoi (soit quatre fois plus que le nombre de tennismen engagés chaque année à Roland Garros !). Il y a neuf tours. Le lutteur qui remporte cinq combats à la suite se voit attribuer le titre de faucon. Celui qui en remporte six devient un éléphant. Le vainqueur de la compétition se transforme en lion. Le lion qui récidive l’année d’après est un géant. Le géant qui s’impose une troisième fois est appelé géant national. Et si le géant national est assez costaud pour l’emporter une quatrième fois d’affilée, il est alors déclaré... invincible. Logique.

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LE TIR A L'ARC

Le concours de tir à l’arc est une tradition qui remonte à Gengis Khan qui l’avait institué afin de sélectionner ses archers les plus adroits. Les compétiteurs utilisent des arcs en bois dont le fil est fabriqué à partir de tendons d’animaux et des flèches créées à partir de branches d’arbres et de plumes d’oiseaux. À noter que l’épreuve de tir à l’arc est depuis quelques décennies ouvertes aux femmes. Les hommes se tiennent à 75 m de la cible (60 m pour les femmes) et tirent 40 flèches en tout (20 pour les femmes). Des juges se tiennent de chaque côté de la cible, mais pas trop près non plus. Ils entonnent un chant (uukhai) en crescendo afin d’encourager l’archer, puis lèvent les mains au ciel pour annoncer le résultat du tir.

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LES COURSES DE CHEVAUX

Les courses de chevaux sont considérées comme le sport national et suscitent l’effervescence générale dans la steppe. On raconte que le Mongol naît sur une selle et qu’il apprend à chevaucher avant d’apprendre à marcher. Pour le Naadam, les chevaux sont sélectionnés et préparés plusieurs mois à l’avance. Malgré leur petite taille (à peine plus grands que nos poneys), les chevaux de Mongolie sont rapides et très endurants. C’est en partie grâce à eux que Gengis Khan a conquis la moitié de l’Asie ! Toutes les courses ont lieu dans la steppe, sur des distances variant entre 15 et 35 km selon les catégories (les courses sont organisées selon l’âge des chevaux). Quant aux cavaliers, ils sont à peine plus grands que leur monture : les plus jeunes ont cinq ans, les plus âgés douze. La compétition est mixte. Les Mongols assurent que ces courses ne représentent pas un grand danger pour les jeunes cavaliers qui sont d’aussi bons jockeys que leurs parents. Des secouristes en 4x4 encadrent en permanence le peloton et interviennent en cas de chutes (qui demeurent assez rares). Au moment du départ, le public, installé sur des estrades, entre en ébullition. Les jockeys, en habit traditionnel, font des rondes, poussent des cris ancestraux, puis se placent en ligne. C’est parti ! Ils disparaissent dans la steppe pour ne réapparaître que quelques heures plus tard pour le sprint final. Le vainqueur reçoit le titre de meilleur cavalier, son père celui de meilleur éleveur et sa monture est proclamée cheval de l’année. Après avoir paradé sous les hourras de la foule, il reçoit un grand bol de lait de jument fermenté (aïrag), puis on lui remet un prix (un téléviseur noir et blanc, une petite moto soviétique, un service de bols...). Les cinq poursuivants sont décorés d’une médaille, et le dernier de la course est porté devant le public qui le console et l’encourage à faire mieux au Naadam prochain en chantant son nom.

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Rédigé par Léa

Publié dans #Mongolia

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Commenter cet article

Michel 15/07/2017 18:10

Quel dépaysement!! c'est vraiment un autre temps ,un autre monde . Vous avez vraiment de la chance de vivre une telle expérience .A plus tard sur la toile